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Si vous voulez voir des pathologies lourdes et comment elles sont prises en
charge il vaut mieux aller à Yaoundé ou Douala.
A Nanga les examens sont limités : hématocrite, créat, parasitologie des selles/sang/urines au microscope, test de dépistage rapide (VIH, salmonelles, P.f, candida, syphilis...). Rmq: les examens sont plus souvent limités par les moyens du patient que le matériel disponible.
Ce qui est intéressant c’est de voir l’illustration d’une bonne partie du cours de parasitologie, prendre en charges les patients de A à Z, apprendre à baser un diagnostique sur la clinique, pouvoir faire des actes nouveaux, voir comment, avec de l’expérience et de la créativité, on peut soigner beaucoup de patients avec peu de moyens. Bref aborder la médecine d’un œil radicalement différent.
A Nanga les examens sont limités : hématocrite, créat, parasitologie des selles/sang/urines au microscope, test de dépistage rapide (VIH, salmonelles, P.f, candida, syphilis...). Rmq: les examens sont plus souvent limités par les moyens du patient que le matériel disponible.
Ce qui est intéressant c’est de voir l’illustration d’une bonne partie du cours de parasitologie, prendre en charges les patients de A à Z, apprendre à baser un diagnostique sur la clinique, pouvoir faire des actes nouveaux, voir comment, avec de l’expérience et de la créativité, on peut soigner beaucoup de patients avec peu de moyens. Bref aborder la médecine d’un œil radicalement différent.
- Je vous déconseille de partir à plus de 4 en même temps. Car même s'ils acceptent il n'y aura pas assez de patients pour que chacun soit actif.
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Les accouchements, les césariennes, les opérations se font le plus souvent sans
anesthésie (lidocaine au mieux). Il n’y a pas non plus de morphiniques. Vous
serez donc amenés à voir des personnes souffrir et être relativement impuissants
face à cela.
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La médecine d’origine occidentale (pratiquée dans les hôpitaux et les
dispensaires) ne se mélange pas avec la médecine « indigène »
pratiquée par certains guérisseurs (de moins en moins nombreux). Typiquement
les patients malades attendent que la pathologie passe, s’automédiquent et vont voir
le guérisseur. Vous ne les verrez souvent qu’au bout de 2 ou 3 semaines, si la
situation ne s’améliore pas. Il est important de demander au patient s’il s’est
automédiqué (tests parasitaires ininterprétables). Je vous conseille d’aller
assister aux méthodes de médecine indigène.
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Le dispensaire et l’hôpital de Nanga disposent de ressources diagnostiques et
thérapeutiques comparables. Or le dispensaire (centre de santé) étant moins
cher que l’hôpital, il reçoit plus de patients. C’est pourquoi je vous conseille
d’y aller le plus souvent possible. Le Chef du dispensaire, Mr Mboudou est un
infirmier très expérimenté et vraiment sympa. N’hésitez pas à comparer avec lui
les habitudes médicales en Europe et au Cameroun, il est très ouvert à la
discussion. Après quelques jours on vous laissera prendre en charge les
patients seul, c’est une expérience très enrichissante. Dans ce cas munissez
vous de votre CBIP, du cours de parasito, d’un camarade ou d’un infirmier
expérimenté et d’un peu d’assurance.
- Les dépenses de santé ont été diminuées sous pression du
FMI dans les années 80. Aucun soin de santé n’est remboursé (exception pour le VIH, l'onchocercose). Seul les
consultations au dispensaire ont un coût réduit.
Les examens et les traitements pour les pathologies les plus fréquentes sont disponibles mais les patients n’ont souvent pas les moyens de payer. Sachez que si vous prescrivez plus de 2 examens ou 2 médicaments, il y a de fortes chances que le patient ne puisse pas les payer tous et ne revienne pas.
Il y a 1 médecin pour 10400 habitants. Le Cameroun a néanmoins la réputation d’avoir un système médical plus développé que ses voisins.
Les examens et les traitements pour les pathologies les plus fréquentes sont disponibles mais les patients n’ont souvent pas les moyens de payer. Sachez que si vous prescrivez plus de 2 examens ou 2 médicaments, il y a de fortes chances que le patient ne puisse pas les payer tous et ne revienne pas.
Il y a 1 médecin pour 10400 habitants. Le Cameroun a néanmoins la réputation d’avoir un système médical plus développé que ses voisins.
- La relation médecin/infirmier-patient est parfois choquante, très
paternaliste. Tutoiement et vocabulaire fleuri sont courant. Néanmoins les
personnels soignants que nous avons côtoyés donnent beaucoup de leur temps et
de leur énergie contre une rémunération très inégale. Il ne faut pas juger
leurs protocoles et leurs règles d’hygiène avec un regard occidental. Ils
connaissent souvent les bonnes pratiques mais s’ils les appliquaient, plus
aucun patient ne pourrait se payer les soins. Pour ma part j’ai beaucoup de
respect pour ces personnes qui se battent pour soigner le plus de gens possible
avec très peu de moyens.
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la prévalence du VIH et de la tuberculose sont difficiles à estimer. Elle varie
entre les villes et la brousse. Elles seraient en moyenne de 7% VIH+ et 23% BK+.
Il est peut probable que vous voyez un hématocrite normal parmi les patients de
la région (paludisme+++)
- Près des rivières se trouve les « Moutmouts »
(Simulie) dont la piqûre est assez douloureuse et transmet l’onchocercose. La
région de Nanga est la cible d’un large plan de lutte contre la cécité des
rivières et vous participerez peut être à la distribution du Méctizan.
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